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NOUVELLES DU CSHNQ

Entrevue jeudi 8 avril 2010 avec Maximum Sport

http://www.fm93.com/maximumsports.tv/emis_64_3.html

ROUGE ET OR natation et projet d'analyse des départs                            (Journal de Québec 7 décembre 2009)

Le GRAME fera gagner des millièmes

Le responsable du projet, Mathieu Tremblay, installe son matériel pour la captation des images au moment du départ.
© Jean-François Desgagnés

Les entraîneurs du club de natation du Rouge et Or de l’Université Laval misent sur une nouvelle ressource qui, espèrent-ils, leur permettra de progresser plus rapidement.

Basé dans le sous-sol du PEPS, le Groupe de recherche en analyse du mouvement et en ergonomie (GRAME) prête son expertise au club de natation afin d’identifier les forces et les faiblesses des athlètes. À la lumière des résultats des analyses biomécaniques, les entraîneurs connaîtront les paramètres qui doivent être corrigés pour améliorer les performances.

« À l’exception de quelques gros centres nationaux en Australie et aux États-Unis, personne dans le monde n’utilise cette technologie, affirme Mathieu Tremblay, responsable du projet. Comme dans le secteur privé, on ne divulgue pas les informations obtenues dans le sport de haut niveau. »

« Les résultats obtenus devraient aider beaucoup la natation au Canada, poursuit Tremblay. Avec le nouveau PEPS qui s’en vient, on aura les outils pour se démarquer et devenir un centre international d’entraînement. »

Lors de cette première expérience qui s’est déroulée le 4 novembre, les départs ont été scrutés à la loupe. Caméras, logiciels sophistiqués et générateurs de fréquence étaient au rendez-vous.

« En natation, il n’y a pas de données qualitatives qui sont recueillies, explique Tremblay. C’est beaucoup empirique. Nous aurons maintenant une banque de données qui quantifiera chaque départ, et les coachs pourront faire de la rétroaction avec les nageurs. Les entraîneurs filmaient déjà certains entraînements, mais il y avait plusieurs contraintes dans l’étude des images. Ces contraintes provoquaient des erreurs qui s’additionnaient. Avec les données que nous recueillons, les entraîneurs seront encore meilleurs. Notre but est de leur transférer la technologie afin qu’ils puissent l’utiliser eux-mêmes. »

En ce qui a trait aux départs, l’angle d’entrée dans l’eau, la glisse, la poussée et la résistance à l’eau sont quelques-unes des variables décortiquées.

Possibilités illimitées

Les virages et l’analyse des styles seront étudiés dans le futur. « Après les départs, il n’y a pas de limite, lance l’entraîneur-chef Nicholas Perron. Comme entraîneur, les résultats vont nous forcer à travailler plus fort. Nous aurons finalement des données chiffrées pour appuyer nos perceptions au lieu de simplement dire je pense ceci ou cela. »

« On pourra gagner des centièmes de seconde qui feront la différence, ajoute Perron. C’est vraiment très excitant, surtout que les possibilités s’ouvrent avec la nouvelle piscine. »

Dans le passé, le GRAME a travaillé avec les équipes nationales de patinage de vitesse sur longue et courte pistes alors que Guy Thibault était en poste.

richard.boutin@journaldequebec.com

Coffre à outils pour sportifs                          (Le Soleil, 30 septembre 2009)

 
Bénéficiaires du soutien financier du Conseil du sport... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Bénéficiaires du soutien financier du Conseil du sport de haut niveau de Québec (CSHNQ), la judoka Maude-Hélène Benoît et l'entraîneur de ski acrobatique Nicolas Fontaine encadrent Marie-Huguette Cormier, présidente du c.a. du CSHNQ, et Côme Desrochers, coordonnateur du même organisme.

Le Soleil, Erick Labbé

Carl Tardif
Le Soleil

(Québec) Au fil des ans, l'offre de service aux athlètes et entraîneurs a évolué pour le mieux. Depuis qu'il a repris son rôle d'entraîneur en canoë-kayak, Denis Barré peut en témoigner. «Avant, on grafignait, on se faufilait, on n'avait pas le soutien d'aujourd'hui», notait l'olympien des Jeux de 1972 et 1976.

Hier matin, Barré et plusieurs membres de la communauté sportive avaient rendez-vous au dévoilement du soutien financier 2009-2010 du Conseil du sport de haut niveau de Québec (CSHNQ). Une soixantaine de groupes d'entraînement se sont partagé une enveloppe budgétaire de 250 000 $, ce qui porte le total à 3,8 millions $ depuis les 10 dernières années.

«La mentalité sportive a changé depuis 35 ans. À mon époque, il n'y avait même pas d'entraîneur à temps plein. Je me souviens qu'à la veille des Jeux de 1972, l'équipe nationale avait organisé un camp d'entraînement à nos frais. Si on décidait de ne pas s'y rendre, on se donnait rendez-vous à l'aéroport pour se rendre dans la ville olympique», rappelle en riant le père de Mylanie, olympienne de 2004 et 2008.

Denis Barré vient de plonger dans le grand bassin du coaching en obtenant ses grades 1, 2 et 3. Il a aussi découvert les mérites du CSHNQ. L'an passé, il avait besoin de réaliser des tests particuliers avec des athlètes «et ça n'a pris qu'un claquement de doigts». Prochainement, il utilisera le service de soutien technologique, sans oublier le volet psychologique, toujours utile.

 

«Je vais aussi faire comme l'entraîneur de ski acrobatique [Nicolas Fontaine], qui a étendu son recrutement à d'autres disciplines. Il y a sûrement des nageurs ou des athlètes pratiquant un sport différent et qui possèdent le profil pour exceller dans le canoë-kayak. Je me suis entraîné dans les pays de l'Est [en Hongrie] dans les années 70 et ils fonctionnaient déjà de cette façon.»

Année olympique

En cette année olympique, le CSHNQ a profité d'une collaboration avec le Centre national multisport de Montréal pour ajouter à la mise. Ainsi, huit groupes - dont quatre en sports d'hiver - ont reçu plus d'argent, soit le Centre national d'entraînement de ski de fond Pierre-Harvey (26 690 $), le Centre national de patinage de vitesse Gaétan-Boucher (17 440 $), l'Équipe nationale de développement en ski acrobatique (12 080 $) et le Centre national de biathlon Myriam-Bédard (4640 $).

«On a modifié notre offre, et nous investissons plus dans les services de pointe aux athlètes et entraîneurs que dans les infrastructures. On sent que l'enlignement est bon et que l'on peut en faire encore davantage pour eux», précisait Marie-

Huguette Cormier, présidente du c.a. du CSHNQ et ancienne athlète internationale en escrime.

Ainsi, le Conseil a fixé des objectifs à court terme, comme de mieux se faire connaître, poursuivre sa relation avec les partenaires financiers afin d'obtenir les sommes d'argent nécessaires pour aider les athlètes et entraîneurs.

Parmi ceux-ci, la judoka Maude-Hélène Benoît pouvait témoigner de l'importance du CSHNQ puisqu'elle a été tenue à l'écart pendant six mois en raison d'une commotion cérébrale. «Le Centre national de judo est à Montréal, mais lorsque j'ai rencontré Côme [Desrochers, le coordonnateur du CSHNQ], j'ai vu qu'il y avait des services à Québec et je peux vous dire qu'il m'a pris en main», affirmait-elle pour lui rendre hommage.

 

Autres articles reliés au Conseil du sport de haut niveau

Portrait du CSHNQ, Journal de Québec, samedi 8 novembre 2008

Profession: athlète, Journal de Québec, vendredi 7 novembre 2008

 Les athlètes peuvent respirer, Journal de Québec, janvier 2009