Hier matin, Barré et plusieurs membres de la communauté sportive avaient rendez-vous au dévoilement du soutien financier 2009-2010 du Conseil du sport de haut niveau de Québec (CSHNQ). Une soixantaine de groupes d'entraînement se sont partagé une enveloppe budgétaire de 250 000 $, ce qui porte le total à 3,8 millions $ depuis les 10 dernières années.
«La mentalité sportive a changé depuis 35 ans. À mon époque, il n'y avait même pas d'entraîneur à temps plein. Je me souviens qu'à la veille des Jeux de 1972, l'équipe nationale avait organisé un camp d'entraînement à nos frais. Si on décidait de ne pas s'y rendre, on se donnait rendez-vous à l'aéroport pour se rendre dans la ville olympique», rappelle en riant le père de Mylanie, olympienne de 2004 et 2008.
Denis Barré vient de plonger dans le grand bassin du coaching en obtenant ses grades 1, 2 et 3. Il a aussi découvert les mérites du CSHNQ. L'an passé, il avait besoin de réaliser des tests particuliers avec des athlètes «et ça n'a pris qu'un claquement de doigts». Prochainement, il utilisera le service de soutien technologique, sans oublier le volet psychologique, toujours utile.
«Je vais aussi faire comme l'entraîneur de ski acrobatique [Nicolas Fontaine], qui a étendu son recrutement à d'autres disciplines. Il y a sûrement des nageurs ou des athlètes pratiquant un sport différent et qui possèdent le profil pour exceller dans le canoë-kayak. Je me suis entraîné dans les pays de l'Est [en Hongrie] dans les années 70 et ils fonctionnaient déjà de cette façon.»
Année olympique
En cette année olympique, le CSHNQ a profité d'une collaboration avec le Centre national multisport de Montréal pour ajouter à la mise. Ainsi, huit groupes - dont quatre en sports d'hiver - ont reçu plus d'argent, soit le Centre national d'entraînement de ski de fond Pierre-Harvey (26 690 $), le Centre national de patinage de vitesse Gaétan-Boucher (17 440 $), l'Équipe nationale de développement en ski acrobatique (12 080 $) et le Centre national de biathlon Myriam-Bédard (4640 $).
«On a modifié notre offre, et nous investissons plus dans les services de pointe aux athlètes et entraîneurs que dans les infrastructures. On sent que l'enlignement est bon et que l'on peut en faire encore davantage pour eux», précisait Marie-
Huguette Cormier, présidente du c.a. du CSHNQ et ancienne athlète internationale en escrime.
Ainsi, le Conseil a fixé des objectifs à court terme, comme de mieux se faire connaître, poursuivre sa relation avec les partenaires financiers afin d'obtenir les sommes d'argent nécessaires pour aider les athlètes et entraîneurs.
Parmi ceux-ci, la judoka Maude-Hélène Benoît pouvait témoigner de l'importance du CSHNQ puisqu'elle a été tenue à l'écart pendant six mois en raison d'une commotion cérébrale. «Le Centre national de judo est à Montréal, mais lorsque j'ai rencontré Côme [Desrochers, le coordonnateur du CSHNQ], j'ai vu qu'il y avait des services à Québec et je peux vous dire qu'il m'a pris en main», affirmait-elle pour lui rendre hommage.




